Entretien | Ireck remonte le temps (3/4)

Entretien avec Ireck Hetmanczyk, supporter depuis les années 1950.

Ireck a occupé divers rôles autour et au sein du club. Supporter, bénévole durant 23 ans (secrétariat, gestion de buvette), l’ancien informaticien a animé la toile boraine en créant un site dédié au RFB, puis une page Facebook, actifs jusqu’en 2015. Il reste un passionné attentif à l’actualité du club. En cette saison du centenaire des débuts du foot boussutois, retraçons en sa compagnie les moments marquants de l’histoire du club.

Le RFB s’installe en D3 jusqu’en 94-95, la belle époque ?

On peut le dire, on avait une belle équipe, avec plusieurs joueurs redescendus de D1. Je trouve que le football était plus fort qu’actuellement, avec les clubs flamands mais aussi la vraie RAAL ou l’Olympic, qui avaient énormément de bons joueurs. Malheureusement, tous ces clubs ont connu des jours moins heureux, des faillites. A Boussu, on a eu de très bons joueurs flamands, qui venaient à plusieurs en voiture, et des entraîneurs de D1, Eddy Kinsabil par exemple. Beaucoup de gens compétents, qu’il fallait payer forcément.

Vinrent ensuite les descentes puis les remontées…

Nous sommes retombés en promotion en 1995, où nous jouions encore devant 1500 à 2000 personnes. Le club a ensuite été déclaré en faillite en 1997 et a à nouveau été rétrogradé d’une division, administrativement cette fois. Il y a alors eu un changement de direction. Zarzecki a quitté son poste et le nouveau comité a engagé beaucoup de joueurs du coin, pas mal de jeunes. Nous avons retrouvé un engouement, des supporters et avons rejoué la montée. C’était à nouveau une belle époque : la remontée de P1 en promotion avec Fred Breinich, puis celle de promotion en D3.

Le club se remet à regarder vers le haut, et connaît des changements de direction…

Jean Zarzecki était revenu au club en D3, où nous nous sommes à nouveau stabilisés durant 10 ans. Devant le manque de perspectives financières, il a cédé sa place à un repreneur, le Français André Arbonnier. A son arrivée, il a voulu révolutionner le club, qu’il a rebaptisé en « RBDB ». Les gens ont eu du mal à l’accepter. Les anciens ont gardé leur écharpe, tout en achetant celle du RBDB quand le club est monté en D2 et qu’il y a eu de l’ambition.

Une nouvelle ère, et un autre style de présidence ?

L’investissement d’Arbonnier a pardonné beaucoup de choses. Son dada, c’était son équipe première, le reste avait peu d’importance. Il subvenait à l’équipe A, il s’en occupait, ne regardait pas à la dépense, était présent. C’était son jouet.

Arbonnier était plus discret que Zarzecki. Pour Jean, la devise était « en bien ou en mal il faut qu’on parle du club » et il avait des décisions plus impulsives, il n’hésitait pas à virer le coach en cas de désaccord. Au petit jeu des comparaisons, le meilleur président que nous ayons eu point de vue gentillesse, c’est le notaire Pierre Wilquot. Président par interim, il était dans les gradins avec les supporters et était aimé de tous.

> LIRE L’ÉPISODE 4

Les Francs Borains en 1992, pensionnaires de division 3

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